"Vu du ciel": Yann Arthus Bertrand dit, en préalable au documentaire, que la question du réchauffement climatique, des modifications climatiques, nous concerne tous, chacun de nous en est responsable, et j'adhère à cette affirmation. Il ajoute que ce sont nos gestes perso, individuels, qui pèseront dans la balance et que ça ne sert à rien de demander aux politiques de faire des choses.
Je ne comprends pas : on est dans un système de démocratie représentative pour que nos élus fassent ce que, massivement,nous ne pouvons faire, c'est une question de nombres ( on n'est plus dans la démocratie directe athénienne, sur l'Agora ). Si nous comprenons tous qu'il y a urgence, en quoi nos politiques ne seraient-ils pas concernés ? Nous disons que "la maison brûle", tous, citoyens ET POLITIQUES doivent se mettre au boulot, chacun selon sa mission, et celle des politiques, c'est de s'informer, nous informer, ET AGIR pour le bien commun. Ce n'est surtout pas Dire et ne rien faire, ou alors, que représentent-ils ?
Quand un maire proclame que, élu, il n'a de compte à rendre qu'en fin de mandat, que c'est de la démagogie de demander leur avis aux habitants de la cité, j'ai envie de lui demander s'il se croit encore au temps des aristocraties notables, s'il a bien pris en compte les développements de la société de communication, s'il a bien perçu qu'être le consommateur passif d'une vie municipale où souvent l'opposition est soigneusement tenue à l'écart des vraies décisions n'est pas le summum d'une démocratie vivante. Bref, un bon maire informe, dialogue, étaie son jugement sur des avis divers, tient compte des observations, discute des priorités, et quand le temps du dialogue, de la concertation, de la " démocratie active et participative, a été bien rempli, il prend sa décision " éclairée " avec son équipe " éclairée ".