La question de l' "interdiction" reste au coeur de la réflexion, alimentée qui plus est par l'opinion d'un chroniqueur de mon journal régional, parue dimanche, et qui dit ceci, entre autres : " La société européenne est en proie, droite et gauche confondues, à une hystérie de légifération tous azimuts en passe de devenir ouvertement liberticide. L'acharnement des pouvoirs publics à réglementer la vie individuelle et collective dans toutes ses composantes et dans tous ses recoins, ne connaît plus de bornes".
Alors, là, il y a un creux, une faille : quand on observe toutes les dérives d'un système qui croule dans la plupart de ses composantes, on a la tentation de dire " Interdisons " ( c'est la cas du Dakar ), et puis on se dit ensuite qu'il y là à mettre un doigt dans un engrenage de "réglementation liberticide". De Charybde en Scylla. Au creux c'est la crise !
Gare à la crise !
Deux souvenirs perso : c'était en 1958, au lycée, terminale, période troublée ( un surveillant général viré pour cause de pédophilie et un surveillant, un pion, que notre groupe ne parvenait pas à supporter : crise au lycée, négociations avec le Proviseur ) Résultat : une proposition de nous mettre en situation d' Autodiscipline dans les permanences, on n'est pas surveillé mais on prend nos responsabilités. On a bossé, on a rigolé, on a eu notre bacc comme les autres, vive la crise !
deuxième souvenir : année 1991, à la Martinique, je bosse pour un service de formation d'adultes et crée un dossier de mise en place de formations à l'artisanat d'art, pour des débouchés économiques liés au tourisme. La plupart des interlocuteurs à qui je propose ce projet me répondent : " à la Martinique, le confort tue la créativité, la créativité tu vas la trouver à Haïti, là où les gens crèvent de faim" Vive la crise !
A croire que les gens sont "bons" dans les situations de crise; Alors, gare à la crise !