Dans les arènes de l'empire américain, allons-nous laisser les gladiateurs - en l'occurrence les détenteurs des capitaux, petits actionnaires, fonds de pension et autres - mener des combats meurtriers dont les victimes sont essentiellement les travailleurs d'entreprises délocalisées ou fermées ? Si le politique n'a plus aucun droit de regard sur les prédations économiques, nous allons dans un processus inverse de celui annoncé par les purs du libéralisme : à la place d'une concurrence bénéficiant au consommateur, nous aurons une concentration du capital, des produits et services jouant au monopole totalitaire : voir les combats qui se mènent dans le cadre des télécommunications, de l'énergie, de l'acier....
Il y a urgence à réintroduire de la régulation, de la clarté, de l'anticipation, et avant tout LE CONTROLE PAR L'HUMAIN de ce qui a priori est destiné à la vie ou la survie. Car, enfin, ce n'est plus l'homme qui est la finalité de cette économie ultra-libérale, c'est l'acte de vente producteur d'argent à travers un marketing sophistiqué. L'humanité deviendra-t-elle une masse informe au service d'une entité commerciale ?