A travers l'information parcimonieusement distribuée dans tous types de médias, on peut constater qu'il existe une profusion d'initiatives manifestant que beaucoup de gens comprennent l'urgence d'agir autrement : recherches de solutions pour les transports urbains, adaptation des moyens de chauffage à la nouvelle donne énergétique, préoccupations à propos de la gestion des déchets, décisions anti-OGM, mise en place des énergies renouvelables.... mais ce mouvement sporadique de la société civile ne trouve pas sa résonnance dans un grand projet politique qui définirait des axes radicalement nouveaux correspondant aux perspectives énergétiques et climatiques annoncées.
Au contraire, le C.P.E. arrive comme la manifestation de ce qu'il ne faudrait surtout pas faire : c'est conforter un ordre économique conservateur voire régressif quand l'appel est à plus de mobilisation dans plus de respect des droits. Le C.P.E. verrouille une situation intenable pour les jeunes travailleurs.