Image significative que celle contenue dans l'information donnée à propos de compagnies aériennes : elles envisageraient de faire voyager des " voyageurs DEBOUT ", ou bien on resserrerait les sièges en en augmentant le nombre, non pas pour économiser du carburant mais pour rentabiliser les vols par rapport à l'augmentation du prix du carburant.
Une image qui pourrait renvoyer à ce qui attend les terriens si nous restons dans la même logique d'organisation économique : seront " resserrées " les conditions de vie de chacun pour satisfaire au double impératif de la production et de la spéculation.
Ceci s'exprime schématiquement dans la position contradictoire de deux économistes : l'un dit " Il faut faire confiance à l'innovation et au progrès scientifico-technique pour trouver des solutions aux problèmes que posent la raréfaction/disparition des énergies fossiles et le réchauffement climatique " - autrement dit ne changeons rien à notre organisation et faisons confiance au Progrès, à la Croissance. Simplement, ces " non-adaptations " seront coûteuses (des forages toujours plus profonds, des traitements de l'eau toujours plus chers, des productions réalisées avec des énergies de plus en plus chères...). Il faudra donc " se serrer " ... au moins la ceinture.
L'autre dit : " il faut bien constater que, à la fois, les concepts de Progrès et de Croissance n'ont fait que creuser des écarts graves entre riches et pauvres, renvoient la sortie du sous-développement d'une bonne partie de l'humanité aux calendes grecques, et aussi que ces deux concepts aux résultats décevants ont épuisé des capacités énergétiques de la planète, engagé celle-ci sur la voie d'une accélération de changements climatiques graves.
Le second proposera donc que l'on revisite le CONTENU de ce que l'on a appelé Développement, Croissance en mettant en avant les priorités d'aujourd'hui : optimiser la gestion et le partage des ressources dont nous disposerons désormais.
N'acceptons pas que l'espace de vie de chacun dépende exclusivement de l'objectif de production aveugle, de la consommation déréglée, de la spéculation libérale.