Ce n'est plus d'UNE fracture ( sociale ) dont il faut parler, nous en sommes à TROIS FRACTURES, dans la société française :
1) la FRACTURE SOCIALE, bien connue puisqu'elle devait être réduite, avait-il été dit... si on se met à l'écoute des organisations humanitaires qui apportent leur aide aux plus démunis, cette fracture s'aggrave considérablement ( 1 million d'enfants vivant sous le seuil de la pauvreté, des familles de "précaires" à la dérive )...
2) la FRACTURE GENERATIONNELLE : une population vieillissante qui a connu de près la "guerre d'Algérie" et en nourrit encore des rancoeurs, disposant de ressources matérielles très correctes, conservatrice par "peur" des changements et peur de l'"Autre différent" ET une population de jeunes vivant des modes d'éducation ou marqués de la nécessité de la réussite ou marqués d'une absence de repères et de projets, jeunes en tout cas tenus à l'écart des lieux de décision - puisqu'il existe si peu de lieux dde dialogue.
3) une FRACTURE dans l'EVALUATON ET l'ANTICIPATION DES RISQUES liés à la perte des ressources en énergies fossiles et aux changements climatiques : beaucoup ne veulent ni y croire ni y penser quand d'autres pressentent les drames prévisibles à échéance proche.
Les fractures, ça se réduit ou à la mode ancienne des champs de bataille, avec quatre costauds pour tenir le patient et un boucher qui tranche dans le vif ( méthode musclée de la répression policière ), ou dans des lieux où le dialogue thérapeutique prend en compte et les impératifs d'une médecine non toute puissante et les intérêts du patient qui, somme toute, est un humain parmi les humains.
Il y aura à choisir la méthode douce ou la méthode "dure". La douce est sûrement plus garante de la mise en place de solutions durables qui évitent les soubresauts d'un corps social brutalisé.