Centralisation excessive, hiérarchie, notabilité : nos modes d'organisation administrative et de communication ont besoin d'un sérieux toilettage. Nous vivons dans la représentation mentale dominante : si les experts et les "responsables" le disent, c'est que ce doit être vrai. C'est encore la vieille histoire du Français cocooné dans un paternalisme bienveillant, respectueux, à la limite de la paralysie, des "responsables", attendant l' "homme providentiel". Et les notables de prospérer en veillant bien à ne mécontenter personne.
Résultat : la contradiction fondamentale entre l'urgence et l'inertie conduit à une gestion prudente du court terme en renvoyant sans cesse le fondamental à une nouvelle situation d'urgence... qui, elle-même, se traitera dans l'urgence avec des solutions à court terme, etc....
Ne pourrait-on, une bonne fois, empoigner les questions dont l'urgence ne fera que croître : la pénurie énergétique et le remplacement optimisé des énergies fossiles - et les questions climatiques qui appellent des remises en question fondamentales ? Seuls les citoyens sont à même de provoquer cette nécessaire remise en question sans attendre les timides impulsions des pouvoirs qui surfent sur la mode. A moins qu'un sursaut quasi miraculeux rende au pays la véritable " démocratie " dont l'aspect " formel " et peu représentatif est la caricature.